Echo 2011

Le fléau a changé de visage. Cette fois, c'est le tsunami de mars 2011 qui a totalement dévasté le paysage. La photo montre Otsuchi après le passage de la vague. Debout, tout seul ou quasiment, toujours un torii.
Dernière page de La Peste de Camus, la réflexion de Rieux, l'auteur de la chronique qui témoigne sur l'épidémie de peste à Oran :
"Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.»
(travail en 1ère S 2011)