Les métamorphoses de la nature
Pourquoi la broche de Dali en photo d'accompagnement ? tout simplement parce qu'elle reprend le thème de ce blog, le regard, et que cet œil voit tout autant qu'il est vu, si précieux et lumineux qu'il est orné de pierreries.
Apprendre à regarder et à profiter de ce que l'on aperçoit de façon si souvent inattendue...lorsque l'instant bref surprend et que le temps du monde modifie les paysages au fil des ans.
Penser l'Amazonie fait naître des images de forêts très denses et immenses, de tribus indigènes à l'écart du monde dans une zone riche pour la préservation de la biodiversité. L'espace végétal suscite bien des convoitises et la forêt primaire doit résister à la déforestation accidentelle ou volontaire. L'actualité récente a malheureusement aussi mis à la une d'importants feux de forêts (73 000 feux sur les 8 premiers mois de 2019, en augmentation de 60% sur 3 ans, selon WW).
Les photos aériennes prises de la Station spatiale internationale ont aussi permis de voir un spectacle curieux, celui des rivières d'or, et le scintillement lumineux fait oublier tous les arbres calcinés pour la recherche de terres cultivables.
Spectacle beau et inattendu dira-t-on. Il permet, hélas ! de montrer d'autres ravages, ceux causés par les orpailleurs qui creusent illégalement des tranchées pour atteindre les gisements d'or. La forêt est saignée, les eaux sont polluées par le mercure utilisé qui contamine les poissons. On se souvient des conséquences de cette pollution à Minamata au Japon dans les années 50.
Pour en savoir plus
- sur l'orpaillage : https://www.wwf.fr/espaces-prioritaires/guyane/orpaillage-illegal
- sur la pollution industrielle de Minamata : https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2005/03/28/minamata-la-baie-au-mercure_632289_3216.html
Photo de Mathieu Rivrin prise à Lesconil, en Bretagne, lors de la tempête Justine ( 30 janvier 2021)..
La photo est capturée par Mathieu Rivrin au moment où une énorme vague semble dessiner la forme d'un dieu de la mythologie, le Poséidon des Grecs ou le Neptune des Romains.
Sur les circonstances de ce cliché unique, Mathieu Rivrin précise : « Il pleuvait, la lumière était faible car c’était la fin de la journée. Nous pouvions voir les vagues se briser au loin et s’écraser sur la digue. Une de ses vagues a explosé plus fort que les autres. C’est vraiment un fragment de une seconde.»
Sans craindre la colère des dieux marins, les surfeurs multiplient les défis et tentent de dominer les plus hautes vagues.
Parfois, c'est la nature que l'emporte sur les constructions humaines artificielles comme le montre l'immeuble chinois photographié à Chengdu. Supposée rendre la vie urbaine plus humaine, avec verdure, fraîcheur, air filtré, la végétalisation du béton a triomphé au point de rendre les appartements difficiles à vivre. Les familles ont souvent capitulé devant l'entretien à fournir et les nuées de moustiques.
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